L'éphémère sensation de tes phalanges dans les recoins de ma colone vertébrale.
Tes lèvres sucrés et langoureuse sur ma bouche en éclats.
Un croissant et un jus d'orange sur les draps blanc froissés.
La chaleur fulgurante d'un soleil d'été.
La mélodie ennivrante d'une pop-musique.
Le tout saupoudré d'un élan d'amour.


Et finalement. La pluie frappant a la fenêtre.
Tes mouchoirs entassés sur le rebords du bureau.
Un post-it de fugue aimanté sur le frigo.
Des mots écorchant tes sous-vétements en dentelle.
Ton sac encore accroché sur la penderie.
Et puis ton parfum entêtant...






# Posté le samedi 01 mars 2008 07:47
Modifié le mercredi 19 mars 2008 09:09




Je me lèverai un matin. J'aurais les yeux collés par les larmes qui auraient mouvementés ma nuit. Mais peut importe .Je contemplerais mon reflet dans un miroir aux proportions cauchemardesque. La pâleur de ma peau, la noirceur de mes cernes, l'ébouriffement de mes cheveux. J'enfilerais ma robe noire et puis je m'en irais, j'irais piétiner ces putains de pavés que des ignorants au quotidien empreintent chaque jours. Je pleurerais pour un oui, pour un con. Je penserais à me jeter d'un pont, à prendre un couple d'amoureux en photo, a m'asseoir sur un banc, parler avec une vieille dame qui me raconterait que la solitude est le pire des écoeurement. Elle me raconterait que les nuits sont plus froides depuis qu'elle est seule dans son grand appartement. Que le cimetière reste désormais son seul repère. Elle sourirait en me parlant des promotions de son petit magasin de quartier, de sa jeunesse envolée, et de ses petits enfants en voyage. Je lui prendrais sa petite main, froissé par les années, sentant ces os sous les miens. Et je partirais en lui acquissent un sourire, un sourire d'amour. Et puis j'enlèverais mes chaussures, je courerrais pied nu sur la route et ça emmerderais les voitures. Je crois que j'attendrais quelqu'un, ou bien personne. J'irais m'asseoir dans un bar et je consommerais les plus fort alcool, je l'attendrais toujours, ce con. Et puis après une chute fatale je m'écroulerais de tout mon corps sur le bitume, laissant reposer ce c½ur écoeurer.

La facilité de la sortie...

# Posté le mardi 26 février 2008 06:21
Modifié le mercredi 19 mars 2008 08:31

A l'agonie...

Ce soir, je suis rentrée dans ce bar. Seule. Assise a notre table. Seule. C'était notre endroit préféré. Celui ou tu commandais toujours deux cafés et un chocolat chaud pour moi. Ou tu me racontais des milliers de choses qui me faisaient sourire, pleurer et rire en éclat. Dans nos plus beaux silences, il y avait les tintements des verres au comptoir du bar, une douce mélodie en fond sonore, un froissement de journal, des claquements de talons, des chahuts d'enfants. L'éclairage avait beau être funeste, tes yeux reflétaient la plus belle des lumières. Celle de notre amour. Des fois, avec maladresse tu renversais ton sachet de sucre sur la table et tu rapportais timidement à tes lèvres les minuscules grains sur le bout de tes phalanges humide. Je ne me lassais jamais d'écouter ta douce voix évoqué tes souvenirs, tu me parlais de tes parents, de celles que tu avais aimés... Tout semblait si beau, si léger. Tu me prenais la main, la passais dans les recoins de ton visage et y laissait un baiser délicat. Je ne pouvais que sourire.
Au fond, près du grand escalier, dans l'obscurité, il y avait un piano. Je te taquinais toujours un peu, avec l'envie déchirante de voir tes petites mains s'entremêlées aux touches monochrome, mais tu refusais toujours, et tes pommettes rougissaient. Lorsque je m'absentais quelques minutes, tu sortais un grand cahier a spirale et tu écrivais des choses que tu disais personnel, des sentiments enfermés entre les lignes que tu ressortirais quelques années plus tard. Je passais derrière toi, t'embrassais rapidement dans le cou, respirant les effluves de ton parfum. Tu me souriais. Je te racontais mes journées, tu m'aidais pour mes devoirs et c'était amusant. On avait des projets d'avenir. De vie. D'amour. Mais un jour, je t'ai attendue. Devant les portes de ce foutu bar. Tu n'es jamais venu. Tu ne reviendras jamais. Mon amour, mon pianiste...
# Posté le mercredi 06 février 2008 16:23
Modifié le mercredi 19 mars 2008 08:37





Et délirer de ces nuits qui finiront demain.
Et t'entraîner dans ma chute.
Te susurer de doux mots et detester tes absences.
T'en vouloir d'être mort et pleurer un peu tout bas.
Et puis crever de plus te voir.
Haïr ces instants de silence et puis se cogner la tête contre les murs.
Attendre un peu, et puis s'évader. Avoir besoin du sable sur ma peau et puis recracher mes poumons.
Avoir l'euphorisme du temps et lui vomir dessus des étincelles d'amour. Et puis...Plus rien.


De toute façon. On n'apprends pas a Mamie a sucer les oeufs.
Lexii. Hop, Hop, Hop. In the shower.









# Posté le dimanche 27 janvier 2008 11:52
Modifié le mercredi 19 mars 2008 10:11






Sur le plancher.

Des souvenirs jonchant le sol.
Des larmes, des petites cuillères, de douces photographies sépia.
L'insolence de tes mots. Des post-it sur le frigo.
Les morceaux de verres, ces étiquettes de bière.
Des cendres meurtrières, et les chaussons du grand père.
Un jeans froissé. Une culotte de dentelle retirée.
Des hurlements de désespoir, la solitude du soir. .
Les remords d'une soirée et. la pointe nue de ses pieds.
Les miettes contrariantes de ton regard incertain et de ton amour en envole.
Et le chocolat en poudre renversée....


Sur le plancher...






# Posté le vendredi 18 janvier 2008 16:29
Modifié le mercredi 19 mars 2008 08:35